The last of Us II

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Avant de commencer mon introduction habituelle je me dois de reprendre l’histoire du jeu dans son complet (en évitant évidemment de vous en dire trop ce serait dommage de vous gâcher 2 bons jeux).

Tout commença en 2013, un hôpital explose et un terrible virus fongique s’en échappa (je vous renvoie à mon premier article). Il faut avouer que cela fait très ambiance 2020 dans le style, c’étaient des visionnaires les ptits gars de chez les Naughty Dogs.
Plaisanteries à part revenons à notre histoire. Suite à cette pandémie et pour permettre au peuple de survivre, la FEDRA (sorte d’agence armée gouvernementale) décida de parquer tous les vivants entre 4 murs dans des zones de quarantaine.
Tout infecté (ou semblant) était exécuté, c’était la loi et l’ordre et dommage pour ceux qui n’étaient pas d’accord. L’exécution étant le seul échappatoire à la pandémie.
Devant un tel acte de violence gratuite un groupe décida de se former pour trouver un remède au virus : Les Lucioles.
Seulement ils firent plus, ils se rebellèrent contre la FEDRA aussi au point d’être traités de terroristes allant jusqu’à user d’acte de violence et de bombes à l’encontre de la FEDRA.
Ceci est l’histoire de 30 ans de conflit post pandémie et sera la base de celle du 1er opus, histoire importante car quelques documents du 2ème opus s’y réfère.

Et c’est là où l’histoire de la rencontre de Joël et Ellie commence, dans ce monde d’apocalypse et d’espoir de trouver un vaccin au virus en la personne d’Ellie. Joël aura la dure tâche de l’amener aux Lucioles et au seul chercheur capable d’en trouver le remède.

Je ne pouvais commencer mon introduction sans expliquer cela au préalable car le contexte du scénario général est important pour en comprendre toutes les ficelles que ce soit dans le « The Last of Us I » ou encore dans le « II« .

L’équipe de Naughty Dogs est parti d’une simple idée : Que ferions nous si nous assistions à la mort violente d’un de nos proches, jusqu’où irions nous pour nous venger ?
Car oui, là où le premier opus parlait d’espoir dans la vie ou dans le fait de trouver un remède et ce malgré un monde violent dénué de calme et propice à rencontrer la mort au détour d’une ruelle, le second va aborder un thème plus sombre : la chute vertigineuse et le cycle de la vengeance.
La Vendetta est un concept mainte fois utilisé dans les films ou les séries (« V pour vendetta », « Games of Thrones », « Vendetta », « Punisher », …) mais toujours en ne montrant que le point de vue de la victime et jamais (désolé) de la manière dont cela doit être réellement abordé.
Roger Jon Ellory l’a très bien expliqué à travers cette simple phrase : « Si tu cherches la vengeance, creuse deux tombes … une pour ta victime et une pour toi » (« Vendetta« )

Tout commence 4 ans plus tard, Ellie a maintenant 18 ans et fait des patrouilles afin d’empêcher les infestés de s’approcher de Jackson, la ville où elle et Joël résident. Leur vie est calme et paisible suite au final du 1er opus.
Mais tout ce calme est de courte durée et Ellie va se retrouver propulsée dans un cycle infernal de vengeance et de haine où elle va faire ressortir le pire qu’elle a en elle.
Comme elle vous allez sentir une pure bouffée de haine pour vos ennemis et une douce joie carnassière à les faire souffrir. L’Humanité n’est plus là, juste de la pure rage.
Mais tout ça à quel prix ?

Je vais commencer par ce qui est le plus simple pour moi d’aborder dans ce jeu : son gameplay. Rien de neuf, que du vieux je dirai. Ne pensez pas que je suis déçu, loin s’en faut. J’y retrouve la patte que j’avais déjà eu l’occasion de voir à travers les Uncharted ou The Last of US premier du nom.
Ici on est un survivant et le concept du « Je suis un lâche et je me mets à couvert » va être votre credo pendant tout le jeu. Oh oui, foncez tête baissée dans le tas et vous allez vite déchanter. Un peu de carnage silencieux en rampant vers le dos de vos ennemis après avoir bien repéré leurs déplacements va vous aider à économiser vos munitions.
Il y a quand même 3 petites nouveautés que j’ai plutôt assez bien appréciées dans l’ensemble : on peut ramper, on peut esquiver (purée ce que ça peut être salvateur ce truc parfois) et on voit les modifications des armes dans les ateliers.
Le menu permet même de compliquer la tâche comme empêcher le lock dès l’approche des ennemis (en gros il va falloir viser vous même plutôt qu’en mode automatique) ou encore de ne pas dire où ils se situent (ce qui je vous assure est très stressant lorsque l’on commence à être un peu « chargé » en ennemis) ou encore le jeu a été adapté pour tous les handicaps (sourds, aveugles ou malvoyants, …) pour permettre d’y jouer – et rien que pour ce point je félicite le studio.
Agréable petit plus : l’IA est une vraie IA vicelarde cette fois. Les ennemis communiquent entre eux et vous pistent, les monstres vous traquent voir vous poussent vers d’autres. Il faut se montrer assez souvent très retord (mon plaisir s’il en est est de mettre une bombe sur ma piste lorsqu’un chien me flaire – vu qu’il est avec son maître – ou lancer d’abord de quoi attirer les monstres vers un point puis lancer un cocktail Molotov).

Pour la partie graphisme, c’est particulièrement intéressant de jouer avec l’environnement. On peut se faufiler dans les hautes herbes ou dans l’eau (même de bas niveau) pour échapper à tout type de danger, on peut se glisser entre différents endroits du décors, …
On peut même s’en servir contre les autres (particulièrement efficace contre des anomalies génétiquement modifiées qui vous tuent en un coup. D’ailleurs un petit cocktail Molotov au passage ça ne mange jamais de pain).
Et que dire du décors quand on peut prendre notre temps de l’observer. Rien qu’au début on assiste à une vue hivernale sur une montagne. Je n’avais pas envie de continuer à jouer juste pour regarder ce paysage de carte postale. Ou encore plus tard voir le soleil se refléter (avec un peu de vent) sur un champ de blé …
Ou encore la nature ayant repris ses droits sur la ville de Seattle – dont on peut visiter une partie voire tout un immeuble, petit changement qui est d’ailleurs surprenant.
En gros, même si le chemin reste linéaire sur toutes les cartes, il n’est pas « unique ». Vous allez toujours du point A à B mais vous pouvez parfois utiliser différents chemins et c’est tellement bien fait que l’on se sent étouffer même dans une luxuriante et calme végétation.
Ambiance d’autant plus étouffante avec les jeux d’ombres et de lumières – nuit comprise. Jamais vous n’êtes à l’abri, toujours sur le qui-vive pour survivre.

La musique est sombre et magnifique, parfois triste et mélancolique. Vous avez même parfois la possibilité de jouer différents accords sur une guitare. Mais celle-ci est toujours là pour faire référence à un moment nostalgique et dévoile de plus en plus le scenario dans sa globalité.
Je conseille d’ailleurs de laisser la fin du jeu aller jusqu’au bout car on a droit à quelques chansons très agréables.

Maintenant le plus dur à aborder. Le thème. Je pourrai juste me contenter d’une onomatopée, juste d’un simple « Woaw » mais ce serait lui (voire leur) manquer de respect – jeu et concepteurs. Et après 7 ans d’attente après l’excellent opus qu’était le 1er, je ne peux pas leur faire cet outrage.

Ce jeu m’a choqué, m’a pris aux tripes, m’a retourné les entrailles et j’en passe. J’ai jouis de faire du mal que ce soit en mode gros bourrin ou petit vicelard. J’ai ragé après quelques morts particulièrement crispantes malgré un début à faire le roublard. Les flashs back font que l’on se rend compte rapidement qu’aucun côté n’est le bon. Que personne n’est totalement innocent au point que je me suis demandé si le mieux n’était pas juste d’arrêté là plutôt que de s’enfoncer de plus en plus avec son personnage dans la folie vengeresse.
Car oui à ce point, à ce degré de vengeance c’en devient de la folie pure et dure et on le voit au fur et à mesure sur le visage d’Ellie et ce jusqu’à la toute fin.

Je suis un pacifiste qui estime que l’être Humain est mauvais par définition – mais qu’il finit par avoir de bons côtés de part ses actions ou pas. Mais je ne saurai pas répondre à la question de Naughty Dogs à ce sujet : Si moi aussi j’avais vécu ce genre de situation comment je réagirai ? Jusqu’où je me sentirai capable d’aller par pure vengeance ? A quel point j’aime les miens ? Quels sacrifices serai je prêt voire capable de faire pour poursuivre ce but ?

J’espère ne jamais avoir à le savoir.

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