Ōkami

Ōkami dans Jeux Vidéos index

Je pense qu’il m’est difficile de prouver que je n’aime pas l’art quel que soit son support – entre autre de par mes articles. J’en ai un profond respect et une grande appréciation.
Je ne suis pas un aficionado des peintures ou des estampes mais j’avoue que je sais en apprécier la beauté.
De part d’autres articles vous avez pu lire que je suis particulièrement friand de mythologie dans son ensemble – grecque, nordique, égyptienne voire asiatique.
Et oui aujourd’hui je vous écris un petit article qui va parler d’estampes et de mythologie japonaise à travers un jeu que je trouve tout bonnement magnifique qui se nomme Ōkami.

Ōkami – dont je n’ai trouvé la signification que sous Wikipédia, Google n’étant pas mon ami sur le coup – signifie ici « Grande Déesse (Kami signifiant : dieu, déesse – mais ça je le savais déjà, je pensais que le Ō était plus un titre honorifique du genre « supérieur »).
L’histoire se déroule autour du loup Shiranui qui, suite au sauvetage d’un village de l’emprise d’Orochi, sera enterré et vénéré. 100 années plus tard Amaterasu se réincarne dans Shiranui – devenant ainsi Shiranui Amaterasu « Ama » et, à l’aide d’un « artiste errant » Issun, ira de nouveau sauver le village de la réincarnation de Orochi.

Tout d’abord ce jeu fait énormément référence au Shintoïsme. En effet une majorité des personnages ainsi que certaines histoires comme celle de la fille du cueilleur de bambou (histoire que j’avais déjà lu dans un autre contexte) font parties du folklore japonais.
Amaterasu est la déesse du soleil (mère de toute création), Issun-bōshi est un enfant de la taille d’un pouce, Yamata-no-Orochi (qui veut dire Orochi de Yamata) est un dragon possédant 8 têtes et 8 queues, les yōkai sont des esprits pouvant aller des fantômes aux démons.
Donc on assiste bel et bien à des « minis histoires folkloriques » associées entre elles par un fil conducteur lié à la quête de Shiranui.

Toutefois, de mon avis, le plus beau dans ce jeu est sa partie « estampe ». En effet tout, je dis bien tout, est « vu » et fait de sorte à ce qu’on ai l’impression d’avoir affaire à une estampe japonaise (et je vous conseille d’aller en voir certaines, c’est du très bel art, tout comme la calligraphie japonaise).
S’agissant d’un jeu d’actions vous aurez souvent à combattre des yōkai (en les attaquant sans relâche mais aussi en faisant attention à leurs faiblesses) mais vous aurez parfois aussi à résoudre des énigmes plus ou moins complexes dites « de plateau » (en gros aller d’un point A à un point B tout en contournant des obstacles).
Mais le gameplay ne s’arrête pas là et j’ai gardé le meilleur pour la fin. Étant donné que c’est une estampe et que vous êtes accompagné d’un « peintre » – qui ne vous suit que pour vous piquer vos techniques divines – vous pourrez à loisir passer du mode « réel » au mode « peinture » où un pinceau apparaîtra et vous donnera la possibilité de faire certaines calligraphies engendrant des effets particuliers (exemple faire un rond dans le ciel crée un soleil, un rond sur un arbre mort le fera fleurir, …). Et ce même outil est aussi utilisé dans les combats (et c’est même fortement recommandé) pour attaquer les faiblesses ennemies ou juste vous défendre. Tout comme vous l’utiliserez régulièrement pour résoudre les énigmes.
Et la musique … Mon dieu la musique … Je suis rarement touché par celle-ci quand je joue (je n’y fais pas souvent attention sauf quand elle est particulière). Et ici c’est le cas, on peut entendre des musiques traditionnelles jouées au koto pour tous les décors que vous allez visiter y compris pour les combats de boss. Et quand on passe en mode pinceau une petite musique douce vous donne l’impression de passer de l’autre côté du miroir. Je me suis même surpris à me demander parfois si ce n’étaient pas des musiques de Nô (théâtre traditionnel japonais).

Donc c’est pour moi de très loin un jeux que j’oserai nommer « Œuvre d’art » pour tout son ensemble, c’est même le plus beau compliment que je fais sur un jeu qu’en j’en trouve un qui – à mon goût – le mérite. Même si sur la fin je me suis senti un peu essoufflé de part la durée du jeu (je crois que j’étais à plus de 50h au 3ème gros boss) c’est tout de même un jeu avec une bonne durée de vie – m’est avis que 60h pour tout récupérer, armes + objets particuliers c’est le minimum – mais aussi qui ouvrira le joueur méconnaissant à l’univers folklorique et artistique du Japon. Pour moi de très loin un jeu qui ouvre à la culture nippone.

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